Fermer
Imprimer


Laxatifs - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 17 février 2016



Pour en savoir plus :

La grossesse peut entraîner ou aggraver une constipation.
En cas d’échec des mesures hygiéno-diététiques classiques, un traitement laxatif peut être envisagé.


EN PRATIQUE

Compte tenu de leur absence de passage systémique et de leur assez large utilisation, les laxatifs de lest (mucilages et son) et les laxatifs osmotiques (PEG, lactulose, lactitol, sorbitol) sont préférés en cours de grossesse, quel que soit le terme, et en cours d’allaitement.
  • On évitera les associations de plusieurs principes actifs.
  • On préférera en cours de grossesse et d’allaitement :
  • L’utilisation ponctuelle d’un laxatif lubrifiant (huile de paraffine non associée) est possible (Lansoyl®...).
  • Si un laxatif stimulant doit être utilisé ponctuellement pour une constipation opiniâtre, on préférera le séné en cours de grossesse et d’allaitement.

ETAT DES CONNAISSANCES

Les données publiées chez les femmes exposées aux différents laxatifs en cours de grossesse ou d’allaitement sont globalement peu nombreuses, mais le recul est important et aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour quelle que soit la molécule.

  • Les laxatifs de lest : ce sont des polymères volumineux qui ne sont pas absorbés par le tube digestif et qui agissent en augmentant le volume fécal.
    • Mucilages seuls ou associés : ce sont des gommes (guar, carrhagénates) et des graines (sterculia, psyllium, ispaghul).
    • Son
  • Les laxatifs osmotiques :
    • Les Polyéthylènes Glycol ou PEG (macrogol), sont de grosses molécules qui ne sont ni absorbées ni hydrolysées dans l’intestin grêle et le côlon.
    • Les sucres :
      - Le lactulose et le lactitol ne sont pas dégradés au niveau de l’intestin grêle et arrivent intacts au niveau du côlon où ils sont hydrolysés en acides organiques. Ils agissent en hydratant et augmentant le volume des selles.
      - Le sorbitol qui se métabolise en glucose et en fructose.
      - Le pentaérythritol est peu connu chez la femme enceinte ou allaitante.
  • Les laxatifs lubrifiants : huile de paraffine. Elle n’est pas absorbée par le tube digestif mais peut éventuellement diminuer l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K). Actuellement, on dispose de peu de données expérimentales ou cliniques en cours de grossesse ou d’allaitement.
  • Les laxatifs stimulants : les anthracéniques (extraits de diverses plantes : l’aloès, l’anis, le fucus, la bourdaine, le boldo, le tamarin, le cascara, le séné), le docusate sodique, le bisacodyl et le picosulfate de sodium. Ils agissent en provoquant une sécrétion colique qui dilue les selles. Leur utilisation au long cours est fortement déconseillée. Cependant, les données concernant les femmes enceintes ou allaitantes exposées au séné sont nombreuses. Pour les autres molécules, les données sont moins nombreuses, mais aucun élément inquiétant n’est apparu à ce jour.


Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


Copyright CRAT 2017 - Tous droits réservés 2017 -