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Antidépresseurs - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 18 octobre 2017



Pour en savoir plus :

- En prévision d’une grossesse

  • Programmer une consultation pré-conceptionnelle pour :
    • reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd.
    • réévaluer le bien-fondé du traitement et le réajuster si besoin.
  • Limiter autant que possible les associations de psychotropes en vue d’une grossesse.
  • Utiliser les posologies minimum efficaces nécessaires à l’équilibre maternel.

- En cours de grossesse

  • Ne pas arrêter brutalement un traitement par psychotrope(s) lors de la découverte d’une grossesse.
  • Refaire le point sur la prise en charge. En effet, le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi.
  • Si un traitement est justifié :
    • Ne pas hésiter à traiter efficacement une femme enceinte.
    • Utiliser les posologies minimum efficaces nécessaires à l’équilibre maternel, sans pour autant sous-doser.
    • Ne pas hésiter à augmenter les posologies si l’efficacité du traitement diminue en cours de grossesse (modifications pharmacocinétiques).
    • Ne pas diminuer de façon systématique les posologies avant l’accouchement.
    • Limiter autant que possible les associations de psychotropes et choisir de préférence un seul médicament par classe (1 seul neuroleptique et/ou 1 seul antidépresseur et/ou 1 seul anxiolytique ...).

- Rappelons que la dépression non traitée peut avoir des effets néfastes sur le déroulement de la grossesse.


1- Grossesse

- Si un traitement est nécessaire, les antidépresseurs suivants peuvent être utilisés, quel que soit le terme de la grossesse :

  • Inhibiteurs de recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNa) :
  • Tricycliques :
    • l’amitriptyline (Laroxyl®), compatible avec l’allaitement
    • la clomipramine (Anafranil®), compatible avec l’allaitement

- Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf. la fiche individuelle de chaque antidépresseur).

- Pour les autres antidépresseurs les données sont beaucoup moins nombreuses et la décision de les utiliser en cours de grossesse sera prise au cas par cas : voir chaque molécule dans le site ou contacter le CRAT si besoin.


2- Allaitement

  • On préférera les antidépresseurs suivants en cours d’allaitement car :
    • leur passage dans le lait est faible
    • les concentrations plasmatiques chez les enfants allaités sont faibles ou indétectables
    • les effectifs d’enfants allaités sous ces traitements maternels sont importants
    • aucun événement indésirable particulier n’est retenu à ce jour parmi ces enfants
  • Inhibiteur de recapture de la sérotonine (IRSS) :
  • Tricycliques :

- Pour les autres antidépresseurs les données sont beaucoup moins nombreuses et la décision d’allaiter sera prise au cas par cas : voir chaque molécule dans le site ou contacter le CRAT si besoin.



Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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