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Anxiolytiques et grossesse


Mise à jour : 19 février 2016



Pour en savoir plus :

EN PRATIQUE

  • On choisira la dose efficace la plus faible possible. Cependant, « sous-doser » une patiente en raison de la grossesse est souvent une mauvaise approche. En effet, ceci risque de déséquilibrer la femme enceinte sans éviter systématiquement des effets indésirables potentiels chez l’enfant
  • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, la survenue éventuelle de troubles néonatals transitoires sera prise en compte lors de l’examen du nouveau-né (cf."Etat des connaissances" ci-dessous).

ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • A ce jour, aucun effet malformatif n’est attribué à l’exposition aux benzodiazépines au cours du 1er trimestre de la grossesse.
    • Les données sur les femmes enceintes exposées à l’hydroxyzine au 1er trimestre sont nombreuses et rassurantes.
  • Aspect fœtal
    • Une diminution des mouvements actifs fœtaux et/ou de la variabilité du rythme cardiaque fœtal a parfois été observée lors de prises d’une benzodiazépine aux 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse, en particulier à fortes doses. Ces signes sont réversibles à l’arrêt ou à la diminution du traitement.
  • Aspect néonatal
    • L’administration d’hydroxyzine à forte posologie (> 100 mg/j) jusqu’à l’accouchement est susceptible d’entraîner des effets atropiniques et/ou sédatifs chez le nouveau-né.
    • Les benzodiazépines utilisées jusqu’à l’accouchement peuvent être responsables chez le nouveau-né de différents types d’évènements transitoires.
      • Des signes d’imprégnation tels qu’une hypotonie axiale et des troubles de la succion entraînant une mauvaise prise de poids, peuvent survenir, même à faibles doses. Ces signes sont réversibles, mais peuvent durer de 1 à 3 semaines en fonction de la demi-vie de la benzodiazépine. Dans les situations exceptionnelles où des doses très élevées de benzodiazépines sont utilisées juste avant l’accouchement, une dépression respiratoire ou des apnées ainsi qu’une hypothermie peuvent également apparaître chez le nouveau-né.
      • Un syndrome de sevrage néonatal est possible lors de traitements chroniques, même à faibles doses, poursuivis jusqu’à l’accouchement ou arrêtés brutalement quelques jours avant. Il est caractérisé notamment par une hyperexcitabilité, une agitation et des trémulations néonatales, survenant à distance de l’accouchement. Son délai d’apparition dépend de la demi-vie d’élimination du médicament. Plus celle-ci est longue, plus le délai est important.