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Vaccin coqueluche


Mise à jour : 12 juillet 2018



Pour en savoir plus :

Le vaccin coquelucheux est composé d’antigènes bactériens.
Il est dépourvu de pouvoir infectant.
Il n’y a donc pas lieu de craindre une infection embryo-fœtale par l’agent bactérien responsable de la coqueluche lors d’une vaccination en cours de grossesse.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au vaccin contre la coqueluche sont très nombreuses, en particulier aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse. Ces données sont rassurantes.
  • Après une vaccination maternelle dans la 2ème partie de la grossesse, les enfants sont protégés pendant les 2 premiers mois de vie grâce au passage placentaire des anticorps spécifiques maternels.

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Il n’y a aucun délai à respecter entre une vaccination contre la coqueluche et le début d’une grossesse.
  • Vacciner une femme enceinte
    • Dans de nombreux pays (USA, Grand-Bretagne, Belgique, Australie, Argentine...), la vaccination contre la coqueluche est recommandée en fin de grossesse (de préférence entre 27 et 36 SA selon les pays). Elle est destinée à éviter des coqueluches néonatales qui peuvent s’avérer létales. La durée de la protection post-vaccinale étant brève, cette vaccination est recommandée à chaque grossesse, chez toutes les femmes enceintes.
    • A ce jour en France, cette vaccination n’est recommandée que dans le post partum immédiat. Cette mesure est en cours de réévaluation sauf à Mayotte où, dans un contexte épidémique, la vaccination contre la coqueluche est recommandée chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre de grossesse (recommandations HAS mars 2018).
  • Découverte d’une grossesse après vaccination
    • Rassurer la patiente quant aux risques embryo-fœtaux du vaccin contre la coqueluche.
  • Allaitement
    • Le vaccin contre la coqueluche est dépourvu de pouvoir infectant. Il n’y a donc pas lieu de craindre une infection de l’enfant lors d’une vaccination chez une femme qui allaite.
    • Cette vaccination est donc possible pendant l’allaitement et n’est pas un motif pour modifier le schéma vaccinal de l’enfant allaité.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
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- Réservé au corps médical.
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