Fermer
Imprimer


Lithium


Mise à jour : 3 juillet 2015



Pour en savoir plus :

TERALITHE®


Le lithium est un thymorégulateur.
Ses effets indésirables sont notamment des troubles du rythme, des dysthyroïdies, une sédation, une hypotonie et un diabète insipide.
Le lithium s’élimine essentiellement au niveau rénal.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Un traitement par lithium ne contre-indique pas une grossesse, mais certaines précautions sont à prendre.
  • Prescription de lithium chez la femme en âge de procréer
    • S’assurer qu’il n’y a pas de grossesse en cours.
    • L’utilisation d’une contraception est souhaitable.
    • Informer la patiente des effets du lithium en cas de grossesse (cf. Etat des connaissances).
  • En prévision d’une grossesse
    • On préférera, si possible, et avec l’accord du prescripteur :
      • soit arrêter le lithium de la conception jusqu’à la fin de l’organogenèse cardiaque (50ème jour post-conception) pour éviter une éventuelle malformation cardiaque liée au lithium (cf. Etat des connaissances).
      • soit recourir à un autre traitement (cf. Thymorégulateurs)
    • Si après avis du prescripteur, l’interruption du lithium pendant cette période est difficile car elle risque de compromettre l’équilibre maternel, la poursuite du traitement est possible sous réserve d’une surveillance adaptée (cf. ci-dessous).
  • Traiter une femme enceinte
    • On préfèrera si possible un autre thymorégulateur en particulier pendant les 2 premiers mois de grossesse (cliquez ici).
    • Si après avis d’un spécialiste, le lithium est nécessaire à l’équilibre maternel, il peut être instauré sous réserve d’une surveillance adaptée (cf. ci-dessous).
    • Si le lithium doit être introduit pendant la période à risque de cardiopathie (J21 à J50 post-conception), le diagnostic échographique sera orienté sur le cœur fœtal (échographie cardiaque fœtale).
    • Dès la fin de l’organogenèse cardiaque (J50 post-conception) le lithium peut être (ré)introduit puisque la période à risque pour les malformations cardiaques est passée.
    • Si le lithium est poursuivi, la surveillance sera axée sur :
      • les lithiémies maternelles, surtout en fin de grossesse. Certaines équipes proposent une lithiémie mensuelle, puis hebdomadaire le dernier mois de grossesse.
      • le volume du liquide amniotique et la thyroïde fœtale.
    • En cas d’accouchement sous lithium, informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
    • Si les posologies de lithium ont été augmentées du fait de la grossesse, elles seront rétablies dès l’accouchement au niveau antérieur à la grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter brutalement le lithium.
    • Une fois le 2ème mois de grossesse achevé, l’arrêt du traitement est inutile pour prévenir l’apparition d’une malformation.
    • En cas d’exposition au lithium pendant la période à risque de cardiopathie (J21 à J50 post-conception), le diagnostic échographique sera orienté sur le cœur fœtal (échographie cardiaque fœtale).
    • L’avis d’un spécialiste est nécessaire à l’évaluation du bien fondé de la poursuite du lithium en cours de grossesse.
    • Si celui-ci est poursuivi, la surveillance sera axée sur :
      • les lithiémies maternelles, surtout en fin de grossesse. Certaines équipes proposent une lithiémie mensuelle, puis une lithiémie hebdomadaire le dernier mois de grossesse.
      • le volume du liquide amniotique et la thyroïde fœtale.
    • En cas d’accouchement sous lithium, informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
    • Si les posologies de lithium ont été augmentées du fait de la grossesse, elles seront rétablies dès l’accouchement au niveau antérieur à la grossesse.
  • Allaitement
    • Dans la littérature on retrouve une trentaine d’enfants allaités de mère sous lithium.
    • Les lithiémies de ces enfants peuvent atteindre 50%, voire plus, de celles de leurs mères.
    • Parmi ces enfants allaités, plusieurs effets réversibles à l’arrêt de l’allaitement ont été signalés :
      • Troubles neurologiques.
      • TSH élevée.
      • Hypotonie, cyanose, souffle cardiaque.
      • Urémie augmentée.
    • Rappelons que le lithium est un médicament à marge thérapeutique étroite et que la lithiémie peut augmenter notamment en cas de déplétion sodée (chaleur, fièvre, diarrhée, vomissements,...) ou de prise d’AINS (ibuprofène...).
    • Ces situations sont courantes chez les nourrissons et augmentent la toxicité du lithium ingéré par voie lactée.
    • Au vu de ces données, il est souhaitable de ne pas allaiter en cas de traitement par lithium.


Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Tel/fax : ++33 (0)143412622
- Ligne téléphonique réservée au corps médical.
www.lecrat.fr


Copyright CRAT 2016 - Tous droits réservés 2016 -