Fermer
Imprimer


Acide valproïque dans l’épilepsie


Mise à jour : 26 mars 2019



Pour en savoir plus :

Il est important que l’épilepsie soit bien équilibrée tout au long de la grossesse.
L’acide valproïque a les effets tératogènes et neurodéveloppementaux les plus importants parmi les anticonvulsivants et les thymorégulateurs disponibles à ce jour.

Toutes les mesures doivent être mises en œuvre pour éviter une grossesse sous acide valproïque (cf. Etat des connaissances).

  • Prescription d’acide valproïque chez la femme en âge de procréer
    • L’acide valproïque ne doit pas être utilisé chez les femmes en âge de procréer sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives médicamenteuses existantes. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
    • Si l’acide valproïque est prescrit (inefficacité ou intolérance aux alternatives médicamenteuses existantes) :
      • L’utilisation d’une contraception efficace concomitante est indispensable.
      • S’assurer régulièrement de l’absence de grossesse pendant le traitement.
  • En prévision d’une grossesse
    • Une consultation préconceptionnelle est indispensable (cliquez ici).
    • Envisager l’arrêt de l’acide valproïque avant la conception et son relais par un autre antiépileptique. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
    • Un délai de 5 jours en moyenne est suffisant après l’arrêt de l’acide valproïque pour envisager une conception.
    • Si, après avis du spécialiste, l’acide valproïque est indispensable car son interruption risque de compromettre gravement l’équilibre maternel et qu’il n’existe aucune alternative acceptable, la poursuite du traitement n’est envisageable que sous réserve du maintien de posologies les plus faibles possibles (cf. Etat des connaissances).
    • En ce qui concerne la prescription d’acide folique chez les femmes épileptiques traitées, cliquez ici.
  • Traiter une femme enceinte
    • Compte tenu des risques de l’acide valproïque en cours de grossesse, tout sera envisagé pour instaurer un autre anticonvulsivant chez la femme enceinte quel que soit l’âge de la grossesse, et sans compromettre gravement l’état clinique de la patiente. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
    • L’utilisation de l’acide valproïque ne sera envisagée qu’en dernier recours, à la plus faible posologie possible (cf. Etat des connaissances).
    • Si un traitement par acide valproïque en cours de grossesse est indispensable : Contactez le CRAT.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter le traitement sans un avis spécialisé.
    • Compte tenu des risques de l’acide valproïque en cours de grossesse (cf. Etat des connaissances), on envisagera de changer de traitement chez la femme enceinte quel que soit l’âge de la grossesse, sans compromettre gravement l’état clinique de la patiente. Pour les alternatives thérapeutiques, cliquez ici.
    • En dernier recours, le maintien de l’acide valproïque ne sera envisagé qu’à la plus faible posologie possible (cf. Etat des connaissances).
    • En ce qui concerne la prescription d’acide folique chez les femmes épileptiques traitées, cliquez ici.
    • En cas d’exposition à l’acide valproïque au 1er trimestre de la grossesse, la surveillance prénatale sera orientée sur le tube neural, le cœur, la face, le crâne, les reins, les organes génitaux externes et le squelette (cf. Etat des connaissances).
    • En cas d’exposition après le 1er trimestre, la surveillance prénatale sera orientée sur le crâne.
    • Si l’acide valproïque est poursuivi jusqu’à l’accouchement :
      • Envisager un bilan d’hémostase chez la mère avant l’accouchement (plaquettes, fibrinogène, TCA, temps de saignement).
      • Informer l’équipe de la maternité du traitement maternel pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (fibrinogène, plaquettes et glycémie) (cf. Etat des connaissances).