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Morphine


Mise à jour : 7 mai 2014



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La morphine est un antalgique de palier 3 (opioïde fort), agoniste pur des récepteurs opioïdes.


ETAT DES CONNAISSANCES

La morphine est l’antalgique de palier 3 le mieux connu chez la femme enceinte quel que soit le terme de la grossesse.

  • Aspect malformatif
    • Les données chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse sont rassurantes (les publications sont nombreuses et le recul est important).
  • Aspect néonatal
    • La morphine utilisée en fin de grossesse peut être responsable chez le nouveau-né de différents types d’événements transitoires :
      - Un syndrome de sevrage néonatal est possible lors de prises prolongées jusqu’à l’accouchement. Il se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie, survenant à distance de la naissance (de quelques heures à quelques jours).
      - Une dépression respiratoire néonatale est possible en cas d’utilisation de fortes doses juste avant ou pendant l’accouchement.

EN PRATIQUE

  • Traiter une femme enceinte
    • Il est possible d’utiliser la morphine quel que soit le terme de la grossesse.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la morphine.
    • Si un antalgique de palier 3 doit être maintenu, la morphine pourra être utilisée quelque soit le terme de la grossesse.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Allaitement
    • Dans l’analgésie post-césarienne, pendant 24 à 72 heures après l’accouchement (par voie intra-veineuse puis orale) :
      • Le nouveau-né reçoit jusqu’à 2 % de la dose néonatale orale de morphine.
      • Aucun effet n’a été rapporté parmi une vingtaine d’enfants allaités par des mères recevant de la morphine.
      • L’utilisation de la morphine est donc possible dans les 24 à 72 heures qui suivent l’accouchement.
    • Au-delà de cette période, il y a peu de données sur la morphine en cours d’allaitement.
      • Il est donc préférable de suspendre l’allaitement pendant un traitement par morphine.
      • L’allaitement peut être repris environ 4 heures après la dernière prise de morphine.


Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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