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Mycophénolate - exposition paternelle


Mise à jour : 25 février 2021



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Le mycophénolate est un immunosuppresseur.
Ses effets indésirables sont notamment d’ordre infectieux, digestif et hématologique.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Fertilité
    • Le mycophénolate ne semble pas avoir d’effet propre sur la fertilité masculine.
  • Conception au cours d’un traitement paternel
    • Le mycophénolate est clastogène sur les tests expérimentaux.
    • En cas de conception au cours d’un traitement paternel clastogène, le risque théorique est celui d’un effet sur le matériel génétique du spermatozoïde fécondant.
    • Cependant les données publiées concernant des enfants conçus par des hommes sous mycophénolate sont très nombreuses (environ 1000 grossesses) et rassurantes.

EN PRATIQUE

  • D’une manière générale, il est préférable d’éviter si possible une conception sous traitement mutagène ou clastogène.
  • Avant la mise en route du traitement paternel
    • Compte tenu des propriétés clastogènes du mycophénolate, on pourra proposer une conservation de sperme avant l’instauration du traitement.
  • En prévision d’une grossesse / En préconceptionnel
    • Le mycophénolate ne sera poursuivi chez un patient qui désire concevoir que si un traitement immunosuppresseur non clastogène (ciclosporine, tacrolimus...) ne peut lui être prescrit. Cela n’est bien sûr envisageable que si la pathologie et l’état clinique du patient l’autorisent.
    • En effet, les données cliniques actuellement disponibles (enfants conçus sous traitement paternel) sont très nombreuses et rassurantes (cf. Etat des connaissances), mais il est toujours préférable, de principe, d’attendre au moins 3 mois (un cycle de spermatogenèse) entre l’arrêt du mycophénolate et une conception.
  • Grossesse conçue sous traitement paternel ou dans les 3 mois qui suivent son arrêt
    • Rassurer le couple quant aux conséquences du traitement paternel par mycophénolate sur la grossesse.
    • La prise en charge de la grossesse ne sera pas différente de la surveillance habituelle (dépistage combiné précoce ...).
  • Poursuite du traitement paternel lors de la grossesse
    • On peut raisonnablement penser que la quantité de mycophénolate qui pourrait être présente dans le sperme, et donc éventuellement transmise à la femme enceinte lors de rapports non protégés, est très faible (aucun dosage dans le sperme n’a été réalisé à notre connaissance).
    • A ce jour, aucun effet tératogène n’est attribué au traitement paternel par mycophénolate, contrairement à ce qui est décrit lors d’un traitement maternel (cliquez ici).
    • En conséquence, et compte-tenu des données cliniques disponibles (cf. Etat des connaissances), aucune précaution particulière n’est justifiée si un traitement paternel par mycophénolate est poursuivi ou repris en cours de grossesse.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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