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Mycophénolate


Mise à jour : 3 mai 2017



Pour en savoir plus :

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Le mycophénolate est un immunosuppresseur.
Ses effets indésirables principaux sont notamment d’ordre infectieux, digestif et hématologique.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

  • Prescription chez la femme en âge de procréer
    • S’assurer qu’il n’y a pas de grossesse en cours.
    • L’utilisation d’une contraception est nécessaire.
  • En prévision d’une grossesse
    • Arrêter le mycophénolate avant la conception et le relayer par une autre thérapeutique suffisamment à l’avance pour s’assurer de la bonne efficacité du traitement de relais (cf. Etat des connaissances).
  • Traiter une femme enceinte
    • Tout doit être envisagé pour instaurer un autre immunosuppresseur chez la femme enceinte (cf. Etat des connaissances).
    • Si après avis du prescripteur, le mycophénolate est indispensable à l’équilibre maternel, sa prescription pourra être envisagée après la fin du 1er trimestre.
    • Un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront avertis du profil d’effets indésirables de cette molécule (infectieux, digestifs et hématologiques).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • En cas d’exposition au mycophénolate pendant le 1er trimestre, un dépistage prénatal ciblé sur les malformations décrites est souhaitable (cf. Etat des connaissances).
    • Si la conception a eu lieu sous traitement, on peut proposer de principe la réalisation d’un dépistage combiné prénatal précoce et une surveillance échographique de qualité en raison des propriétés clastogènes expérimentales de la molécule (cf.Etat des connaissances).
    • En cas de poursuite de la grossesse, réévaluer la nécessité d’un maintien de ce traitement.
    • Un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront avertis du profil d’effets indésirables de cette molécule (infectieux, digestifs et hématologiques).
  • Allaitement
    • Il n’y a pas de donnée publiée sur mycophénolate et allaitement
    • Rappelons que le mycophénolate est :
      • un immunosuppresseur,
      • de demi-vie d’élimination plasmatique longue (environ 18 heures chez l’adulte),
      • métabolisé par glucuroconjugaison hépatique.
      • Il existe donc un risque théorique d’accumulation du médicament chez le nouveau-né allaité dans les premières semaines de vie, a fortiori s’il s’agit d’un prématuré.
    • Compte tenu de ces éléments, il est préférable d’éviter d’utiliser le mycophénolate pendant l’allaitement.
  • Si une de vos patientes est exposée au mycophénolate en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT pour contribuer à enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte ou qui allaite :


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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