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Mycophénolate


Mise à jour : 21 octobre 2014



Pour en savoir plus :

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Le mycophénolate est un immunosuppresseur.
Ses effets indésirables principaux sont notamment d’ordre infectieux, digestif et hématologique.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

  • Prescription chez la femme en âge de procréer
    • S’assurer qu’il n’y a pas de grossesse en cours.
    • L’utilisation d’une contraception est nécessaire.
  • En prévision d’une grossesse
    • Arrêter le mycophénolate avant la conception et le relayer par une autre thérapeutique suffisamment à l’avance pour s’assurer de la bonne efficacité du traitement de relais (cf. Etat des connaissances).
  • Traiter une femme enceinte
    • Tout doit être envisagé pour instaurer un autre immunosuppresseur chez la femme enceinte (cf. Etat des connaissances).
    • Si après avis du prescripteur, le mycophénolate est indispensable à l’équilibre maternel, sa prescription pourra être envisagée après la fin du 1er trimestre.
    • Un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront avertis du profil d’effets indésirables de cette molécule (infectieux, digestifs et hématologiques).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • En cas d’exposition au mycophénolate pendant le 1er trimestre, un dépistage prénatal ciblé sur les malformations décrites est souhaitable (cf. Etat des connaissances).
    • Si la conception a eu lieu sous traitement, l’opportunité d’une amniocentèse peut s’envisager en raison des effets clastogènes de cette molécule (cf. Etat des connaissances).
    • En cas de poursuite de la grossesse, réévaluer la nécessité d’un maintien de ce traitement.
    • Un risque accru d’infection materno-fœtale (en particulier à CMV) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement.
    • Si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront avertis du profil d’effets indésirables de cette molécule (infectieux, digestifs et hématologiques).
  • Allaitement
    • Il n’y a pas de donnée publiée sur mycophénolate et allaitement
    • Rappelons que le mycophénolate est :
      • un immunosuppresseur,
      • de demi-vie d’élimination plasmatique longue (environ 18 heures chez l’adulte),
      • métabolisé par glucuroconjugaison hépatique.
      • Il existe donc un risque théorique d’accumulation du médicament chez le nouveau-né allaité dans les premières semaines de vie, a fortiori s’il s’agit d’un prématuré.
    • Compte tenu de ces éléments, il est préférable d’éviter d’utiliser le mycophénolate pendant l’allaitement.
  • Si une de vos patientes est exposée au mycophénolate en cours de grossesse, nous vous invitons à prendre contact avec le CRAT pour contribuer à enrichir les connaissances sur ce médicament chez la femme enceinte ou qui allaite :


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Tel/fax : ++33 (0)143412622
- Ligne téléphonique réservée au corps médical.
www.lecrat.fr


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