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Hydroxychloroquine - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 23 mars 2020



Pour en savoir plus :

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L’hydroxychloroquine est une molécule proche de la chloroquine.
Elle est utilisée notamment dans la polyarthrite rhumatoïde, le lupus et la lucite.
Sa demi-vie d’élimination plasmatique terminale est très longue (de 30 à 60 jours).
Ses principaux effets indésirables sont d’ordre ophtalmologique.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Les données disponibles chez les femmes enceintes exposées à l’hydroxychloroquine en cours de grossesse sont très nombreuses et rassurantes.
  • L’hydroxychloroquine passe le placenta. Les concentrations sanguines néonatales mesurées au sang de cordon sont équivalentes à celles de la mère.
  • Aucune répercussion ophtalmologique n’est retenue à ce jour lors du suivi d’enfants exposés in utero.
  • L’utilisation chronique de l’hydroxychloroquine chez la femme enceinte est recommandée par de nombreuses sociétés savantes nationales et internationales dans différentes pathologies (lupus, syndrome des APL…).

EN PRATIQUE

Dans certaines pathologies (comme le lupus) l’hydroxychloroquine doit être poursuivie en cours de grossesse.
  • En prévision d’une grossesse
    • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
    • Si après avis du prescripteur l’interruption de l’hydroxychloroquine risque de compromettre l’équilibre de la pathologie maternelle, la poursuite du traitement est possible.
  • Traiter une femme enceinte
    • Si l’hydroxychloroquine est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, son utilisation est possible quel que soit le terme de la grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’hydroxychloroquine.
    • Si l’hydroxychloroquine est nécessaire à l’équilibre de la pathologie maternelle, elle pourra être poursuivie quel que soit le terme de la grossesse.
  • Allaitement
    • La quantité d’hydroxychloroquine ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit en moyenne 3% de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Aucun événement particulier, notamment ophtalmologique, n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités par des mères sous hydroxychloquine (une cinquantaine dans la littérature).
    • De plus, le recul d’usage de l’hydroxychloroquine chez la femme qui allaite est important puisque des sociétés savantes nationales et internationales n’opposent pas de restriction à l’allaitement maternel sous hydroxychloroquine dans différentes pathologies chroniques.
    • Au vu de ces données, l’allaitement est envisageable lors d’un traitement par hydroxychloroquine.


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