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Cocaïne


Mise à jour : 27 juin 2012



  • La cocaïne est un stimulant du système nerveux central et un vasoconstricteur très puissant.
  • Elle est bien absorbée sous toutes les voies d’utilisation : IV, intranasale (poudre), inhalation (crack)...
  • Elle provoque une euphorie, un sentiment de puissance intellectuelle et physique, une indifférence à la douleur, une levée d’inhibitions, suivis d’état dépressif et d’anxiété.
  • Son usage entraîne une forte dépendance psychique (et une dépendance physique moindre), des lésions de vasoconstriction locale (irritation, ulcération, voire perforation de la cloison nasale) ou viscérale (infarctus du myocarde ou cérébral...), des troubles cardiaques (tachycardie, troubles du rythme, hypertension voire mort subite), des troubles neuropsychiatriques.
  • Son usage comporte un risque d’infection virale : hépatite A, B, C lorsqu’elle est « sniffée », HIV en injections.
  • La cocaïne peut être contaminée par des substances non identifiées potentiellement dangereuses.
  • Les utilisateurs de cocaïne consomment souvent également d’autres produits (tabac, alcool, cannabis, héroïne, médicaments...)
  • Il n’existe pas de traitement de substitution de la cocaïne (comme la méthadone ou la buprénorphine pour l’héroïne).

ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

  • Il est souhaitable d’informer la patiente des risques encourus (cf. Etat des connaissances) et d’envisager avec elle toutes les mesures destinées à éviter la poursuite de la cocaïne.
  • En cas de dépendance, une prise en charge adaptée doit être entreprise le plus rapidement possible pour éviter toute exposition en cours de grossesse.
  • La consommation d’autres substances sera recherchée et prise en charge le cas échéant (cf. alcool, tabac, cannabis et héroïne).
  • La surveillance échographique prénatale peut être orientée sur les anomalies évoquées dans la littérature (croissance, liquide amniotique, appareil urinaire et cardiaque notamment).
  • La surveillance obstétricale tiendra compte des risques d’hématomes rétro-placentaires et de prématurité, ainsi que des infections concomitantes (hépatite A, B, C en cas d’utilisation nasale, HIV en cas d’injections).
  • En cas d’exposition en fin de grossesse, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront en être avertis.
  • La prise de cocaïne n’est pas compatible avec l’allaitement maternel.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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