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Chloroquine


Mise à jour : 12 juin 2015



Pour en savoir plus :

NIVAQUINE®


La chloroquine est un antipaludique.
Elle s’utilise notamment dans le traitement préventif et curatif du paludisme, par voie orale, seule ou en association avec le proguanil (Savarine®).
Sa demi-vie d’élimination est très longue (de 30 à 60 jours).
Ses principaux effets indésirables sont d’ordre ophtalmologique.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la chloroquine sont très nombreuses et rassurantes.

EN PRATIQUE

Les séjours en zones d’endémie palustre sont déconseillés en cours de grossesse. Si le voyage ne peut être reporté ou si la patiente vit en zone d’endémie, la prophylaxie du paludisme est nécessaire quel que soit le terme de la grossesse et doit être efficace. Elle associe une protection contre les piqûres de moustiques et une chimioprophylaxie adaptée au lieu du séjour (cf. Recommandations aux voyageurs).
  • En prévision d’une grossesse
    • Dans la prophylaxie du paludisme : la chloroquine pourra être utilisée.
    • Dans les autres pathologies :
      • Réévaluer le bien fondé de la poursuite du traitement.
      • Si après avis du prescripteur, l’interruption de la chloroquine est difficile car elle risque de compromettre l’équilibre maternel, la poursuite du traitement est possible à la dose efficace la plus faible possible.
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans le paludisme : l’utilisation de la chloroquine est possible quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans les autres pathologies : si la chloroquine est nécessaire à l’équilibre maternel, son utilisation est possible quel que soit le terme de la grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la chloroquine.
    • Dans le paludisme : la chloroquine sera poursuivie quel que soit le terme de la grossesse selon le schéma prévu.
    • Dans les autres pathologies :
      • Réévaluer le bien fondé de la poursuite du traitement.
      • Si la chloroquine est nécessaire à l’équilibre maternel, elle pourra être poursuivie quel que soit le terme de la grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
  • Allaitement
    • Malgré le peu de données publiées, il y a lieu de penser, compte tenu des recommandations internationales et de la prévalence de la maladie dans le monde, que l’usage de la chloroquine en cours d’allaitement est répandu. Aucun évènement particulier n’est signalé à ce jour chez les enfants allaités.
    • La quantité de chloroquine ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit environ 4% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un petit effectif de patientes sous traitement prophylactique au long cours (à l’état d’équilibre) ou lors de prises uniques ou brèves (3 à 5 j).
    • Rappelons que la chloroquine a une demi vie d’élimination très longue (de 30 à 60 jours).
    • Au vu de ces données, l’utilisation de la chloroquine est possible chez une femme qui allaite.


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Fax : +33 (0)144735395
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