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Anti-migraineux et grossesse


Mise à jour : 6 janvier 2020



Pour en savoir plus :

Une grossesse ou un désir de grossesse chez une femme migraineuse est l’occasion de réévaluer les modalités de sa prise en charge thérapeutique (traitement des crises, traitement de fond…).

Le plus souvent la migraine s’améliore en cours de grossesse.

En cours de grossesse, il conviendra d’éviter toute prise d’antimigraineux non validée par un professionnel de santé : l’automédication est fortement déconseillée chez la femme enceinte.


1- TRAITEMENT DE LA CRISE

  • En cas de crises répétées, l’opportunité d’un traitement de fond de la migraine est à envisager (voir ci-dessous).
L’utilisation ponctuelle ou chronique de tous les AINS (y compris l’aspirine ≥ 500 mg/j et les inhibiteurs sélectifs de Cox-2) est formellement contre-indiquée à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 SA), quelle que soit la voie d’administration, y compris en prise unique.
  • Les antalgiques de palier 1 :
    • On préférera le paracétamol, quel que soit le terme de la grossesse.
    • Avant 24 SA : L’aspirine et les AINS peuvent être utilisés ponctuellement pendant les cinq premiers mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée).
      On évitera si possible leur prise chronique pendant cette période (cf. Etat des connaissances sur les AINS et l’aspirine, consulter les pages dédiées).
    • Au-delà de 24 SA : l’aspirine ≥ 500 mg/j et les AINS sont formellement contre-indiqués jusqu’à l’accouchement, y compris en prise unique.
  • Si un triptan est nécessaire et sa prise validée par un professionnel de santé (pas d’automédication) :
    • On utilisera de préférence le sumatriptan, triptan le mieux connu quel que soit le terme de la grossesse.
    • En cas d’inefficacité du sumatriptan, l’utilisation du rizatriptan ou du zolmitriptan est envisageable.

2- TRAITEMENT DE FOND

  • Le plus souvent la migraine s’améliore en cours de grossesse.
  • Si l’instauration ou la poursuite d’un traitement de fond est nécessaire, on préférera (cliquez sur les liens) :
  • En cas d’inefficacité ou d’intolérance de ces options, l’utilisation d’un traitement de fond par pizotifène ou oxétorone sera envisagée en cours de grossesse au cas par cas (contactez le CRAT).