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Témozolomide - exposition paternelle


Mise à jour : 4 avril 2016



Pour en savoir plus :

TEMODAL®


Le témozolomide est un agent alkylant traversant rapidement la barrière hémato-encéphalique et utilisé essentiellement dans le traitement de tumeurs cérébrales.
Son composé actif est un métabolite actif de la dacarbazine.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Fertilité
    • Une toxicité gonadique est observée chez le rat et le chien (atteinte de la lignée germinale et atrophie testiculaire).
    • A ce jour, l’impact du témozolomide sur la fertilité masculine ne semble pas majeur, mais les effectifs étudiés sont encore très faibles.
  • Conception au cours d’un traitement paternel :
    • Le temozolomide est mutagène et clastogène sur les tests expérimentaux.
    • Il n’y a quasiment aucune donnée sur la descendance d’hommes ayant conçu sous témozolomide.
    • En cas de conception au cours d’un traitement paternel mutagène ou clatogène, le risque théorique est celui d’un effet sur le matériel génétique du spermatozoïde fécondant.
  • Conception à distance d’un traitement paternel :
    • D’une manière générale, on ne retrouve pas d’augmentation des malformations et/ou des remaniements chromosomiques dans la descendance des pères dont un traitement mutagène ou clastogène a été arrêté à distance de la conception.

EN PRATIQUE

  • D’une manière générale, il est préférable d’éviter une conception sous traitement mutagène ou clastogène.
  • Avant la mise en route du traitement paternel
    • Compte tenu des propriétés mutagènes et clastogènes du témozolomide et d’un risque potentiel sur la fertilité, il est souhaitable de proposer une conservation de sperme avant l’instauration du traitement.
  • En prévision d’une grossesse
    • Bien qu’aucune donnée fiable ne permette actuellement de se prononcer, il est préférable, en théorie, d’attendre au moins 3 mois (un cycle de spermatogenèse) entre l’arrêt du témozolomide et une conception.
  • Grossesse conçue sous traitement paternel ou dans les trois mois qui suivent son arrêt
    • Ne pas inquiéter le couple quant aux conséquences du traitement paternel par témozolomide sur la grossesse.
    • Envisager une surveillance échographique de qualité.
    • L’opportunité d’une amniocentèse peut être discutée en raison des effets mutagènes et surtout clastogènes de cette molécule (cf. Etat des connaissances).
  • Poursuite du traitement paternel lors de la grossesse
    • On peut raisonnablement penser que la quantité de témozolomide qui pourrait être présente dans le sperme, et donc éventuellement transmise à la mère lors de rapports non protégés, est très faible (aucun dosage dans le sperme n’a été réalisé à notre connaissance).
    • Cependant, si le traitement paternel est poursuivi (ou repris) en cours de grossesse et dans la mesure où rien ne permet de définir une concentration maternelle circulante en deçà de laquelle on peut écarter un éventuel risque malformatif, on pourra proposer au couple, par précaution, d’utiliser des préservatifs pendant toute la durée de la cure et les 24 heures qui suivent son arrêt.
  • Compte tenu des incertitudes actuelles sur les conséquences du témozolomide en cas d’exposition paternelle au moment de la conception (cf. Etat des connaissances), il est important de signaler les grossesses exposées :


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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