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Buprénorphine


Mise à jour : 30 décembre 2014



TEMGESIC® - SUBUTEX®


La buprénorphine est un agoniste partiel - antagoniste des récepteurs centraux opioïdes.
Elle est utilisée comme antalgique de palier 3 (opioïde fort) et comme traitement substitutif des pharmacodépendances majeures aux opiacés.
Sa demi-vie d’élimination est longue (une trentaine d’heures).


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes exposées au 1er trimestre de grossesse sont nombreuses et rassurantes.
  • Aspect néonatal
    • La buprénorphine et son métabolite actif la nor-buprénorphine passent le placenta : les concentrations néonatales peuvent représenter jusqu’à 50 et 65% respectivement des concentrations maternelles.
    • Un syndrome de sevrage néonatal est attendu en cas de prise chronique de buprénorphine jusqu’à l’accouchement.
      • Sa survenue et sa gravité ne dépendent pas forcément de la posologie maternelle.
      • Il survient dans un délai de quelques heures à quelques jours après la naissance.
      • Ce syndrome se manifeste notamment par une irritabilité, des trémulations, un cri aigu et une hypertonie.
  • Aspect maternel
    • Une diminution des concentrations plasmatiques est possible en cours de grossesse.

EN PRATIQUE

La prise en charge de la dépendance majeure aux opiacés est primordiale en cours de grossesse
  • En prévision d’une grossesse
    • Dans le traitement de substitution aux opiacés : il n’est pas justifié d’interrompre la buprénorphine en vue d’une grossesse.
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans le traitement de substitution aux opiacés
      • Il est possible d’utiliser la buprénorphine quel que soit le terme de la grossesse compte tenu des données disponibles et du bénéfice de la substitution.
      • Les posologies devront parfois être augmentées en cours de grossesse pour maintenir l’efficacité de la substitution.
      • Informer l’équipe de la maternité du traitement de substitution pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la buprénorphine.
    • Dans le traitement de substitution aux opiacés
      • Il est possible d’utiliser la buprénorphine quel que soit le terme de la grossesse compte tenu des données disponibles et du bénéfice de la substitution.
      • Les posologies devront parfois être augmentées en cours de grossesse pour maintenir l’efficacité de la substitution.
      • Informer l’équipe de la maternité du traitement de substitution pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Allaitement
    • La quantité de buprénorphine et de son métabolite actif (norbuprénorphine) ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit (en mg/kg) environ 1% de la dose maternelle.
    • Aucun événement particulier n’est signalé à ce jour chez des enfants allaités.
    • La biodisponibilité de la buprénorphine par voie orale est faible.
    • Au vu de ces données, l’utilisation de la buprénorphine est possible en cours d’allaitement.
    • Ceci sera reconsidéré en cas de prises d’autres substances (alcool, toxiques, psychotropes...).
    • Les quantités ingérées via le lait sont insuffisantes pour traiter un sevrage néonatal à la buprénorphine.


Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : ++33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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