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Etat des connaissances sur l’héroïne


Mise à jour : 10 février 2013



Les données publiées chez les femmes héroïnomanes en cours de grossesse sont très nombreuses, de qualité très variable et leurs conclusions parfois contradictoires.
Les effets mentionnés ci-dessous ont été sélectionnés en fonction de la validité des études où ils ont été mis en évidence.

  • Aspect malformatif
    • Aucun effet malformatif particulier n’est associé à la prise d’héroïne.
  • Aspect fœtal
    • L’héroïne passe le placenta.
    • Les retards de croissance in utero et les morts fœtales périnatales sont augmentés, mais il est impossible de dissocier la responsabilité propre de l’héroïne de celle des conditions de vie maternelles (précarité, troubles nutritionnels, infections, co-administrations de produits...).
  • Aspect néonatal
    • Syndrome de sevrage néonatal :
      • Il survient chez 40 à 80 % des enfants.
      • Il apparaît dans les 12 à 72 premières heures de vie.
      • Il dure en général moins de 3 semaines.
      • Les symptômes associent : trémulations (voire convulsions), irritabilité, éternuements, cri aigu incessant, vomissements, fièvre, diarrhée.
    • Une dépression respiratoire néonatale est possible en cas de prise d’héroïne juste avant l’accouchement.
  • Effets à distance
    • Quelques études évoquent une possibilité de troubles du comportement ou de déficits intellectuels chez les enfants exposés in utero. Ces résultats doivent être interprétés avec la plus grande prudence en raison de nombreux facteurs associés pouvant avoir une influence sur ces résultats.
  • Allaitement
    • L’héroïne passe dans le lait maternel.