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Etat des connaissances sur les AINS


Mise à jour : 21 février 2018



- Fausses couches

  • Une légère augmentation des fausses couches (multiplication par 2) est attribuée à l’exposition aux AINS en début de grossesse. Cependant, faute de précision sur un certain nombre de facteurs de risque et de modalités exactes d’exposition, ces résultats doivent être confirmés.

- Aspect malformatif

  • Les données chez les femmes enceintes exposées aux AINS au 1er trimestre sont d’importance variable en fonction des molécules, mais aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.

- Aspect fœtal et néonatal

  • Tous les AINS (y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2 et l’aspirine ≥ 500 mg/j) peuvent provoquer une toxicité fœtale et /ou néonatale cardio-vasculaire et/ou rénale, parfois irréversible, voire fatale, en particulier à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée) :
    • constriction partielle ou totale du canal artériel, avec les conséquences cardiaques et vasculaires qui en découlent (insuffisance cardiaque, atteintes de l’arbre vasculaire pulmonaire...), voire une mort fœtale in utero. Plus le terme avance, plus le risque d’accident aigu est élevé.
    • atteinte de la fonction rénale (oligo- ou anamnios, oligurie ou anurie, lésions histologiques rénales...).
    • cette toxicité fœtale est majorée par une durée de prise longue.
    • l’appareil cardio-pulmonaire et la fonction rénale du fœtus sont en place dès l’organogenèse (2 premiers mois de grossesse). Leur maturation fait l’objet d’un continuum tout au long de la grossesse. L’exposition aux AINS avant 24 SA, en particulier en prises chroniques, doit donc être très prudente.
  • Les atteintes décrites ci-dessus sont consécutives à une inhibition de synthèse des prostaglandines. Ce mécanisme d’action est commun à tous les AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de COX2 et l’aspirine ≥ 500 mg/j.

- Effets à long terme

  • Les effets suivants ont été évoqués chez les enfants exposés in utero aux AINS : cryptorchidies, asthme / wheezing, troubles neurodéveloppementaux ...
    A ce jour, les données cliniques disponibles et les biais méthodologiques des études publiées ne permettent pas de retenir un lien de causalité.