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Méthylprednisolone - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 13 décembre 2019



Pour en savoir plus :

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La méthylprednisolone est un corticoïde (glucocorticostéroïde) utilisé par voie orale et injectable (IM et IV).


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes traitées par corticoïdes au 1er trimestre de la grossesse, quelles que soient la molécule et la voie d’administration, sont rassurantes (les données sont nombreuses et le recul est important). On peut considérer à ce jour que la survenue de fentes faciales évoquée avec les corticoïdes par voie générale n’est pas retenue.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Le passage placentaire de la méthylprednisolone est de l’ordre de 40%
    • Des retards de croissance intra utérins et des petits poids de naissance ont été signalés chez des enfants de mère traitée au long cours par des corticoïdes, en particulier par voie générale dans le cadre de pathologies chroniques (lupus, asthme, greffe d’organe ...). Le rôle propre de ces pathologies ne peut être exclu.
    • Un impact sur la surrénale fœtale et néonatale est en théorie possible avec tous les corticoïdes administrés à la mère par voie générale en fin de grossesse.
      Cependant, le retentissement sur la surrénale néonatale est peu probable avec un traitement à dose d’entretien (de 4 à 12 mg/j) par méthylprednisolone en cours de grossesse.

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • Une consultation pré-conceptionnelle est souhaitable en cas de pathologie maternelle chronique, afin de s’assurer du bon équilibre thérapeutique de la maladie concernée avant la grossesse.
    • Il n’est pas justifié d’arrêter ou de modifier un traitement par méthylprednisolone, quelle que soit sa voie d’administration.
  • Traiter une femme enceinte
    • La méthylprednisolone peut-être utilisée à posologie efficace, quels que soient le terme de la grossesse, la voie d’administration (y compris en bolus) et la durée du traitement.
    • Si un traitement par méthylprednisolone est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer de principe l’équipe prenant en charge le nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer quant au risque malformatif de la méthylprednisolone.
    • La méthylprednisolone peut être poursuivie à posologie efficace, quels que soient le terme de la grossesse, la voie d’administration (y compris en bolus) et la durée du traitement.
    • Si un traitement par méthylprednisolone est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer de principe l’équipe prenant en charge le nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Allaitement
    • La quantité de méthylprednisone ingérée via le lait est très faible : l’enfant reçoit environ 1 % de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Aucun évènement particulier n’est signalé à ce jour chez les enfants allaités de mères sous méthylprednisolone.
    • Au vu de ces éléments :
      • Par voie injectable (IM ou IV) : compte-tenu de la demi-vie d’élimination de la méthylprednisolone dans le lait, il est préférable d’attendre environ 4 heures après une injection avant de remettre l’enfant au sein (2 demi-vies).
      • Par voie orale : l’utilisation de la méthylprednisolone est possible pendant l’allaitement.
        • A des doses > 60 mg / j pendant une durée supérieure à une semaine, il est préférable d’attendre si possible environ 4 heures entre la prise du traitement et la tétée (environ 2 demi-vies d’élimination dans le lait), cela afin de minimiser une ingestion chronique de méthylprednisolone par l’enfant.


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Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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