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Corticoïdes en cours de grossesse et d’allaitement


Mise à jour : 19 décembre 2014



Pour en savoir plus :

Les corticoïdes (glucocorticostéroïdes) sont utilisés par voie générale ou locale.

Certains corticoïdes ont une indication spécifique en obstétrique : prévention anténatale de la maladie des membranes hyalines (bétaméthasone (Célestène®), dexaméthasone (Dectancyl®)).

En règle générale les effets indésirables systémiques des corticoïdes par voie locale sont rares à posologie usuelle en raison de leurs concentrations plasmatiques faibles.


EN PRATIQUE

Les corticoïdes peuvent être utilisés chez la femme enceinte et allaitante quels que soient leurs voies d’administration, leurs posologies et le terme de la grossesse.
  • En prévision d’une grossesse
    • D’une manière générale, il n’est pas justifié d’arrêter ou de modifier un traitement par corticoïde.
  • En cours de grossesse
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif des corticoïdes.
    • Par voie locale, les corticoïdes peuvent être utilisés en cours de grossesse quelles que soient la molécule et sa voie d’administration (inhalée, cutanée, articulaire, ophtalmique, nasale, auriculaire, rectale et intraarticulaire).
    • Par voie orale ou intraveineuse :
    • Par voie intramusculaire (en dehors des indications obstétricales) :
      • Il n’y a qu’une seule spécialité indiquée dans la rhinite allergique saisonnière.
      • Dans ce contexte, on préfèrera un corticoïde par voie nasale ou orale.
  • Allaitement
    • Par voie orale ou intraveineuse, on préfèrera la prednisone (Cortancyl®), la prednisolone (Solupred®) ou la méthylprednisone (Médrol®).
    • Par voie locale (inhalée, cutanée, articulaire, ophtalmique, nasale, auriculaire, rectale et intraarticulaire), l’utilisation des corticoïdes est possible en raison d’un passage systémique faible.
      • Par voie cutanée :
        On évitera le contact prolongé de l’enfant avec la zone de peau traitée chez la mère.
        En cas d’utilisation sur les seins, on nettoiera la peau avant chaque tétée.
    • Par voie intramusculaire :
      • Il n’y a qu’une seule spécialité indiquée dans la rhinite allergique saisonnière.
      • Dans ce contexte, on préfèrera un corticoïde par voie nasale ou orale.

ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données chez les femmes enceintes traitées par corticoïdes, quelles que soient la molécule et la voie d’administration, sont rassurantes (les publications sont nombreuses et le recul est important). On peut considérer à ce jour que la survenue de fentes faciales évoquée avec les corticoïdes n’est pas retenue.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Des retards de croissance intra utérins et des petits poids de naissance ont été signalés chez des enfants de mère traitée au long cours par des corticoïdes (par voie générale ou locale) dans le cadre de pathologies chroniques (lupus, asthme, greffe d’organe ...). Le rôle propre de la maladie ne peut être exclu.
    • Un impact sur la surrénale fœtale et néonatale est possible en théorie avec tous les corticoïdes administrés à la mère par voie générale en fin de grossesse.
      Cependant, le retentissement sur la surrénale néonatale est peu probable avec un traitement d’entretien par corticoïdes en cours de grossesse.

Pour plus de précisions consulter les fiches individuelles des corticoïdes (voies générale et locale) :



Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


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