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Psychotropes et grossesse : les points forts


Mise à jour : 13 septembre 2019



- En prévision d’une grossesse

  • Programmer une consultation pré-conceptionnelle pour :
    • reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd
    • réévaluer le bien-fondé du traitement et apprécier l’intérêt d’une prise en charge non médicamenteuse
    • limiter autant que possible les associations de psychotropes
    • utiliser les posologies minimum efficaces nécessaires à l’équilibre maternel.

- En cours de grossesse

  • Ne pas arrêter brutalement un traitement par psychotrope(s) lors de la découverte d’une grossesse.
  • Refaire le point sur la stratégie thérapeutique et apprécier l’intérêt d’une prise en charge non médicamenteuse. En effet, le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi.
  • Si un traitement est justifié :
    • Ne pas hésiter à traiter efficacement une femme enceinte.
    • Utiliser les posologies minimum efficaces nécessaires à l’équilibre maternel, sans pour autant sous-doser.
    • Ne pas hésiter à augmenter les posologies si l’efficacité du traitement diminue en cours de grossesse (modifications pharmacocinétiques).
    • Ne pas diminuer de façon systématique les posologies avant l’accouchement.
    • Limiter autant que possible les associations de psychotropes et choisir de préférence un seul médicament par classe (1 seul neuroleptique et/ou 1 seul antidépresseur et/ou 1 seul anxiolytique ...).

- Rappelons qu’une pathologie maternelle non traitée peut avoir des répercussions sur le déroulement de la grossesse (prématurité, petit poids de naissance etc.) et l’établissement du lien mère-enfant.