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Imatinib - exposition paternelle


Mise à jour : 14 juin 2019



Pour en savoir plus :

GLIVEC®


L’imatinib est un inhibiteur de tyrosine kinase utilisé essentiellement dans le traitement de leucémies myéloïdes chroniques.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Fertilité
    • Une toxicité gonadique est observée chez le rat et le chien (atteinte de la lignée germinale et atrophie testiculaire).
    • Chez l’homme, une altération du spermogramme est possible sous imatinib. Cependant les paramètres spermatiques semblent déjà altérés chez des patients souffrant de leucémie myéloïde chronique avant la mise sous traitement.
  • Conception au cours d’un traitement paternel
    • L’imatinib et son métabolite actif sont mutagènes et clastogènes sur les tests expérimentaux.
    • Les données publiées concernant des enfants conçus par des hommes sous imatinib sont peu nombreuses (une centaine de grossesses), mais aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
    • En cas de conception au cours d’un traitement paternel mutagène ou clastogène, le risque théorique est celui d’un effet sur le matériel génétique du spermatozoïde fécondant.
  • Conception à distance d’un traitement paternel
    • D’une manière générale, on ne retrouve pas d’augmentation des malformations et/ou des remaniements chromosomiques dans la descendance des pères dont un traitement mutagène ou clastogène a été arrêté à distance de la conception.

EN PRATIQUE

  • D’une manière générale, il est préférable d’éviter une conception sous traitement mutagène ou clastogène.
  • Avant la mise en route du traitement paternel
    • Compte tenu des propriétés mutagènes et clastogènes de l’imatinib et d’un risque potentiel sur la fertilité, il est souhaitable de proposer une conservation de sperme avant l’instauration du traitement.
  • En prévision d’une grossesse
    • Bien qu’aucune donnée fiable ne permette actuellement de se prononcer, il est préférable, en théorie, d’attendre au moins 3 mois (un cycle de spermatogenèse) entre l’arrêt de l’imatinib et une conception.
  • Grossesse conçue sous traitement paternel ou dans les trois mois qui suivent son arrêt
    • Ne pas inquiéter le couple quant aux conséquences du traitement paternel par imatinib sur la grossesse.
    • En raison des propriétés mutagènes et clastogènes de la molécule sur les tests expérimentaux, proposer de principe la réalisation d’un dépistage combiné prénatal précoce et une surveillance échographique de qualité.
  • Poursuite du traitement paternel lors de la grossesse
    • La quantité d’imatinib présente dans le liquide séminal, et donc éventuellement transmise à la mère lors de rapports non protégés, est négligeable.
    • Aucune précaution particulière n’est donc justifiée si le traitement paternel est poursuivi (ou repris) en cours de grossesse.
  • Compte tenu des incertitudes actuelles sur les conséquences de l’imatinib en cas d’exposition paternelle au moment de la conception (cf. Etat des connaissances), il est important de signaler les grossesses exposées :


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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