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Certolizumab - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 30 mai 2018



Pour en savoir plus :

CIMZIA®


Le certolizumab est un immunosuppresseur anti-TNF alpha pégylé.
Il s’utilise par voie sous-cutanée.
Sa demi-vie d’élimination est longue (14 jours en moyenne).
Ses effets indésirables sont notamment d’ordre infectieux.
De plus, il peut masquer les symptômes d’une infection, tels que la fièvre.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au certolizumab au 1er trimestre sont nombreuses et rassurantes.
  • Aspect néonatal
    • Le passage placentaire du certolizumab est faible, inférieur à 4% le plus souvent (une trentaine de dosages).
    • Le certolizumab a été poursuivi au cours du 2ème et/ou du 3ème trimestre chez environ 200 patientes. Aucun effet particulier n’a été observé chez les enfants à la naissance.
    • Avec un autre anti-TNF alpha poursuivi toute la grossesse (infliximab) le décès d’un nourrisson consécutif à une vaccination post-natale par un vaccin vivant (BCG) est rapporté (pour plus d’info, cliquez ici).
    • Compte-tenu des éléments disponibles et malgré un passage placentaire faible, à ce jour les enfants de mère traitée par certolizumab sont donc à considérer de principe comme immunodéprimés pendant les 2 mois et demi qui suivent la dernière injection maternelle, vie foetale comprise.

EN PRATIQUE

Après la naissance, attention aux vaccins vivants chez les enfants de mère traitée par anti-TNF au cours de la deuxième moitié de la grossesse.
  • En prévision d’une grossesse
    • Le certolizumab pourra être poursuivi jusqu’à la découverte de la grossesse.
  • En cours de grossesse
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du certolizumab.
    • Si le recours au certolizumab est nécessaire, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse. En raison de l’immunosuppression induite par le traitement, on tiendra compte d’un risque potentiellement accru d’infection materno-fœtale (listériose, CMV, toxoplasmose…).
    • Le fœtus et/ou l’enfant doit être considéré comme immunodéprimé pendant les 2 mois et demi suivant la dernière injection maternelle (cf. Etat des connaissances et pour plus d’info, cliquez ici).
    • Si un traitement est poursuivi au 3ème trimestre et malgré un passage placentaire faible, les intervenants prenant en charge le nouveau-né devront être en être avertis afin d’adapter sa prise en charge, en particulier sur le plan infectieux et pour éventuellement différer au-delà de 2 mois et demi après la dernière injection maternelle (en se basant sur la demi-vie d’élimination plasmatique chez l’adulte), l’administration des vaccins vivants (cf. Vaccination des personnes immunodéprimés, p 266 du Guide des vaccinations INPES 2012. Cliquez ici).
  • Vaccination des enfants de mère traitée
    • Rappelons que les enfants dont la mère a été traitée par certolizumab en cours de grossesse sont considérés comme immunodéprimés pendant les 2 mois et demi après la dernière injection maternelle (vie fœtale comprise) (cf. Etat des connaissances et pour plus d’info, cliquez ici).
    • En conséquence, leur protocole vaccinal pour les vaccins vivants doit être adapté (cf. Vaccination des personnes immunodéprimés,p 266 du Guide des vaccinations INPES 2012. Cliquez ici).
  • Allaitement
    • Le certolizumab est indétectable ou en concentration très faible dans le lait (dosages effectués sur une vingtaine de patientes).
    • Le certolizumab est indétectable dans le plasma d’enfants allaités (une dizaine d’enfants).
    • Les données préliminaires sur le suivi d’environ 500 enfants allaités par des mères sous adalimumab, infliximab ou certolizumab, ne mettent pas en évidence d’augmentation des infections dans les 12 premiers mois de vie.
    • De plus, le certolizumab, du fait de sa structure polypeptidique, est probablement détruit dans le tube digestif, ce qui rend peu vraisemblable une exposition systémique de l’enfant via le lait.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de certolizumab est possible chez une femme qui allaite.


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