Fermer
Imprimer


Certolizumab


Mise à jour : 12 mai 2016



Pour en savoir plus :

CIMZIA®


Le certolizumab est un immunosuppresseur anti-TNF alpha pégylé.
Il s’utilise par voie sous-cutanée.
Sa demi-vie d’élimination est longue (14 jours en moyenne).
Ses effets indésirables sont notamment d’ordre infectieux.
De plus, il peut masquer les symptômes d’une infection, tels que la fièvre.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Toxicologie préclinique
    • Le certolizumab n’est pas tératogène chez le rat et n’est pas mutagène sur les tests précliniques.
  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au certolizumab au 1er trimestre sont nombreuses et aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.
  • Aspect néonatal
    • Le passage placentaire du certolizumab est faible, inférieur à 4% le plus souvent (n=20).
    • Dans près d’une centaine de cas, le certolizumab a été poursuivi au cours du 2ème et/ou du 3ème trimestre. Aucun effet particulier n’a été observé chez les enfants à la naissance.
    • Avec un autre anti-TNF alpha poursuivi toute la grossesse (infliximab) le décès d’un nourrisson consécutif à une vaccination post-natale par un vaccin vivant (BCG) est rapporté (pour plus d’info, cliquez ici).
    • Les enfants de mère traitée par certolizumab doivent donc être considérés comme immunodéprimés pendant les 6 mois qui suivent la dernière injection maternelle, vie foetale comprise.

EN PRATIQUE

Après la naissance, attention aux vaccins vivants chez les enfants de mère traitée par anti-TNF au cours de la deuxième moitié de la grossesse.
  • En cours de grossesse
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du certolizumab.
    • L’utilisation (ou la poursuite) du certolizumab en cours de grossesse ne sera envisagée qu’après avoir écarté les autres options thérapeutiques possibles (corticoïdes ...).
    • Si le recours au certolizumab est indispensable, dans la mesure du possible, programmer une dernière administration au début du 3ème trimestre en raison de sa longue demi-vie d’élimination.
    • Un risque accru d’infection materno-foetale (listériose, CMV, toxoplasmose...) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement, ce d’autant que le traitement peut masquer la fièvre.
    • Le foetus et/ou l’enfant doit être considéré comme immunodéprimé pendant les six mois suivant la dernière injection maternelle (cf. Etat des connaissances et pour plus d’info, cliquez ici).
    • Les intervenants prenant en charge l’enfant devront être avertis afin d’adapter sa prise en charge, en particulier sur le plan infectieux et pour l’administration des vaccins vivants en fonction de la date de la dernière injection maternelle (cf. Vaccination des personnes immunodéprimés, p 266 du Guide des vaccinations INPES 2012. Cliquez ici).
  • Vaccination des enfants de mère traitée
    • Rappelons que les enfants dont la mère a été traitée par certolizumab en cours de grossesse sont considérés comme immunodéprimés pendant les six mois après la dernière injection maternelle (vie foetale comprise) (cf. Etat des connaissances et pour plus d’info, cliquez ici).
    • En conséquence, leur protocole vaccinal pour les vaccins vivants doit être adapté (cf. Vaccination des personnes immunodéprimés,p 266 du Guide des vaccinations INPES 2012. Cliquez ici).
  • Allaitement
    • Le certolizumab n’a été détecté dans aucun des dosages dans le lait effectués chez 6 patientes.
    • Les données préliminaires sur le suivi d’environ 500 enfants allaités par des mères traitées par adalimumab, infliximab ou certolizumab, ne mettent pas en évidence d’augmentation des infections dans les 12 premiers mois de vie.
    • De plus, le certolizumab, du fait de sa structure polypeptidique, est probablement détruit dans le tube digestif, ce qui rend peu vraisemblable une exposition systémique de l’enfant via le lait.
    • Au vu de ces éléments l’utilisation de certolizumab est possible chez une femme qui allaite.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


Copyright CRAT 2018 - Tous droits réservés 2018 -