Fermer
Imprimer


Quétiapine


Mise à jour : 18 novembre 2016



Pour en savoir plus :

XEROQUEL®


La quétiapine est un antipsychotique.
Elle est utilisée dans le traitement de la schizophrénie, des troubles bipolaires et comme adjuvant des épisodes dépressifs majeurs.
Ses effets indésirables sont notamment une sédation et des effets de type extrapyramidal et atropinique.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Psychotropes et grossesse : les points forts (cliquez ici)
  • En prévision d’une grossesse
    • Programmer une consultation pré-conceptionnelle pour :
      • reconsidérer l’opportunité d’une grossesse en cas de pathologie psychiatrique déséquilibrée et/ou de traitement psychotrope lourd
      • réévaluer le bien-fondé du traitement et le réajuster si besoin.
    • Si un traitement est justifié, la quétiapine peut être poursuivie en vue d’une grossesse :
      • en utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • en limitant autant que possible les associations de psychotropes.
  • Traiter une femme enceinte
    • Le bien-fondé de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi.
    • Si un traitement est justifié, la quétiapine peut être utilisée quel que soit le terme de la grossesse en :
      • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • limitant autant que possible les associations de psychotropes.
      • si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter la quétiapine sans avis du prescripteur.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la quétiapine.
    • Le bien-fondé de la poursuite de tout traitement chronique par psychotrope(s) en cours de grossesse doit être clairement établi.
    • Si la poursuite d’un traitement est justifiée, la quétiapine peut être maintenue quel que soit le terme de la grossesse en :
      • utilisant la posologie minimum efficace nécessaire à l’équilibre maternel
      • limitant autant que possible les associations de psychotropes.
      • si le traitement est poursuivi jusqu’à l’accouchement, en informer l’équipe de la maternité pour lui permettre d’adapter l’accueil du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Allaitement
    • La quantité de quétiapine ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit moins de 1% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un effectif d’une vingtaine de patientes).
    • La concentration plasmatique de quétiapine chez les enfants allaités atteint 1 à 7 % de la concentration maternelle (dosage effectué chez trois enfants allaités).
    • Parmi environ 20 enfants allaités de mères sous quétiapine, un cas de somnolence a été rapporté chez un enfant dont la mère prenait également une benzodiazépine.
    • Au vu de ces éléments, l’utilisation de la quétiapine chez une femme qui allaite peut s’envisager à la dose minimum efficace et sous réserve que la mère ne reçoive pas d’autres médicaments sédatifs.
      • Réévaluer la poursuite de l’allaitement si l’enfant présente des symptômes compatibles avec le profil pharmacologique de la quétiapine (sédation, agitation, mouvements anormaux ...).


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


Copyright CRAT 2017 - Tous droits réservés 2017 -