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Golimumab - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 19 avril 2017



Pour en savoir plus :

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Le golimumab est un immunosuppresseur anti-TNF alpha.
Il s’utilise par voie sous-cutanée.
Sa demi-vie d’élimination est longue (14 jours en moyenne).
Ses effets indésirables sont notamment d’ordre infectieux.
De plus, il peut masquer les symptômes d’une infection, tels que la fièvre.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Toxicologie préclinique
    • Le golimumab n’est pas tératogène chez l’animal.
    • Chez le singe, le golimumab passe le placenta. Il est détecté dans le plasma des petits pendant 6 mois après la naissance.
  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au golimumab au 1er trimestre sont peu nombreuses mais aucun élément inquiétant n’a été rapporté à ce jour.
  • Aspect néonatal
    • On ne dispose pas de donnée sur le passage placentaire du golimumab chez la femme enceinte, mais celui-ci est vraisemblable compte tenu de sa structure IgG1.
    • Les données sur des expositions au cours du 2ème et/ou du 3ème trimestre de la grossesse sont quasi-inexistantes.
    • Avec un autre anti-TNF alpha poursuivi toute la grossesse (infliximab) le décès d’un nourrisson consécutif à une vaccination post-natale par un vaccin vivant (BCG) est rapporté (pour plus d’information, cliquez ici).
    • Les enfants de mère traitée par golimumab doivent donc être considérés comme immunodéprimés pendant les 6 mois qui suivent la dernière injection maternelle, vie foetale comprise.

EN PRATIQUE

Après la naissance, attention aux vaccins vivants chez les enfants de mère traitée par anti-TNF au cours de la deuxième moitié de la grossesse.
  • En cours de grossesse
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif du golimumab.
    • L’utilisation (ou la poursuite) du golimumab en cours de grossesse ne sera envisagée qu’après avoir écarté les autres options thérapeutiques possibles (corticoïdes ...).
    • Si le recours au golimumab est indispensable, dans la mesure du possible, programmer une dernière administration au début du 3ème trimestre en raison de sa longue demi-vie d’élimination.
    • Un risque accru d’infection materno-foetale (listériose, CMV, toxoplasmose...) est possible en raison de l’immunosuppression induite par le traitement, ce d’autant que le traitement peut masquer la fièvre.
    • Le foetus et/ou l’enfant doit être considéré comme immunodéprimé pendant les six mois suivant la dernière injection maternelle (cf. Etat des connaissances et pour plus d’information, cliquez ici).
    • Les intervenants prenant en charge l’enfant devront être avertis afin d’adapter sa prise en charge, en particulier sur le plan infectieux et pour l’administration des vaccins vivants en fonction de la date de la dernière injection maternelle (cf. Vaccination des personnes immunodéprimés, p 266 du Guide des vaccinations INPES 2012. Cliquez ici).
  • Vaccination des enfants de mère traitée
    • Rappelons que les enfants dont la mère a été traitée par golimumab en cours de grossesse sont considérés comme immunodéprimés pendant les six mois après la dernière injection maternelle (vie foetale comprise) (cf. Etat des connaissances et pour plus d’information, cliquez ici).
    • En conséquence, leur protocole vaccinal pour les vaccins vivants doit être adapté (cf. Vaccination des personnes immunodéprimés,p 266 du Guide des vaccinations INPES 2012. Cliquez ici).
  • Allaitement
    • Il n’y a pas de donnée publiée sur golimumab et allaitement.


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