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Fluoxétine - Grossesse et allaitement

Mise à jour : 13 septembre 2019



PROZAC®


La fluoxétine est un antidépresseur inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (IRSS).
Sa demi-vie d’élimination est longue : 4 à 6 jours pour la fluoxétine et 4 à 16 jours pour la norfluoxétine, son métabolite actif.
L’interruption brutale du traitement expose à un risque de sevrage.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

Le bien-fondé de tout traitement antidépresseur en cours de grossesse doit être clairement établi.
Une dépression non traitée peut avoir des répercussions sur le déroulement de la grossesse et sur l’enfant.
Pour en savoir plus, consulter "Antidépresseurs - Grossesse et allaitement"
  • En prévision d’une grossesse
    • Programmer une consultation pré-conceptionnelle : cliquez-ci.
    • Si un antidépresseur est nécessaire, il n’est pas justifié de remplacer ou d’arrêter la fluoxétine. Néanmoins, si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline ou la paroxétine, IRSS bien évalués en cours de grossesse et dont le passage dans le lait est négligeable.
  • Traiter une femme enceinte
    • Il est possible d’utiliser la fluoxétine à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse. Néanmoins, si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline ou la paroxétine, IRSS bien évalués en cours de grossesse et dont le passage dans le lait est négligeable.
    • Afin de maintenir l’efficacité du traitement au cours de la grossesse, une augmentation des posologies journalières peut être nécessaire.
    • En cas de chiffres tensionnels maternels élevés, prendre en compte le traitement antidépresseur (cf. Etat des connaissances).
    • Si la fluoxétine est poursuivie jusqu’à l’accouchement :
      • ne pas l’arrêter brutalement avant l’accouchement,
      • prendre en compte l’éventuelle survenue de troubles néonatals transitoires lors de l’examen du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Ne pas arrêter brutalement la fluoxétine.
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la fluoxétine.
    • Si un IRSS doit être maintenu, la fluoxétine pourra être poursuivie à posologie efficace quel que soit le terme de la grossesse. Néanmoins, si la patiente envisage d’allaiter, on préférera la sertraline ou la paroxétine, IRSS bien évalués en cours de grossesse et dont le passage dans le lait est négligeable.
    • Afin de maintenir l’efficacité du traitement au cours de la grossesse, une augmentation des posologies journalières peut être nécessaire.
    • En cas de chiffres tensionnels maternels élevés, prendre en compte le traitement antidépresseur (cf. Etat des connaissances).
    • Si la fluoxétine est poursuivie jusqu’à l’accouchement :
      • ne pas l’arrêter brutalement avant l’accouchement,
      • prendre en compte l’éventuelle survenue de troubles néonatals transitoires lors de l’examen du nouveau-né (cf. Etat des connaissances).
  • Allaitement
    • La quantité de fluoxétine ingérée via le lait n’est pas négligeable : l’enfant reçoit entre 3 et 20% de la dose maternelle (en mg/kg).
    • Chez les enfants allaités, les concentrations plasmatiques sont variables. La fluoxétine est le plus souvent indétectable ; son métabolite actif (la norfluoxétine) est soit indétectable soit correspond à 3 à plus de 10% des concentrations plasmatiques maternelles.
    • Parmi plus de 200 enfants allaités de mère sous fluoxétine, quelques rares effets indésirables sont rapportés : il s’agit le plus souvent d’irritabilité et de coliques.
    • Rappelons que la demi-vie d’élimination plasmatique du produit est longue : 4 à 6 jours pour la fluoxétine et 4 à 16 jours pour son métabolite actif la norfluoxétine.
    • Au vu de ces données :
      • Si un traitement par sertraline ou paroxétine ne convient pas (passage dans le lait négligeable), l’utilisation de la fluoxétine est envisageable en cours d’allaitement.
      • Réévaluer la situation en cas de manifestation clinique chez l’enfant, et si besoin, contacter le CRAT (cliquez ici).

Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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