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Omalizumab - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 2 février 2021



Pour en savoir plus :

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L’omalizumab est un anticorps monoclonal de type IgG dirigé contre les IgE, utilisé dans l’asthme allergique sévère et l’urticaire chronique spontanée.
Il s’utilise par voie sous-cutanée.
Sa demi-vie d’élimination plasmatique est longue, d’environ 20 jours, soit une élimination du compartiment plasmatique en environ 3 mois.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Passage placentaire
    • L’omalizumab passe le placenta. Les concentrations plasmatiques néonatales sont identiques ou supérieures aux concentrations maternelles.
    • Par analogie avec les IgG1 natives, il y a tout lieu de penser que ce passage commence à partir de 14 semaines d’aménorrhée (SA) environ, c’est-à-dire après la fin de l’organogenèse (10 SA révolues), et augmente progressivement avec le terme.
  • Aspect malformatif
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées au 1er trimestre de la grossesse à l’omalizumab sont peu nombreuses, mais aucun élément inquiétant n’a été signalé à ce jour.
    • L’omalizumab n’est pas tératogène chez le singe.
  • Aspect fœtal et néonatal
    • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées en 2ème partie de grossesse à l’omalizumab sont peu nombreuses, mais aucun événement particulier n’est retenu à ce jour.

EN PRATIQUE

Chez la femme enceinte, l’asthme doit être traité aussi efficacement qu’en dehors de la grossesse. En effet, un asthme mal équilibré en cours de grossesse peut avoir un effet délétère sur le foetus.
Penser à vacciner une femme enceinte asthmatique contre la grippe saisonnière lorsque la grossesse couvre tout ou partie de la période d’épidémie.
  • Traiter une femme enceinte
    • On préférera si possible un traitement mieux connu chez la femme enceinte (cf. Antiasthmatiques - Grossesse et allaitement et Antihistaminiques H1 - Grossesse et allaitement).
    • Cependant, si l’omalizumab est indispensable à l’équilibre de la pathologie maternelle, son utilisation est envisageable quel que soit le terme de la grossesse.
    • En cas d’utilisation au-delà du 1er trimestre, les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront de principe informés du traitement maternel, comme pour tout traitement chronique.
      On tiendra également compte, de principe, de la persistance théorique de l’omalizumab dans le plasma de l’enfant environ 3 mois après la dernière administration à la mère (vie foetale comprise).
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de l’omalizumab.
    • Réévaluer le bien-fondé de la poursuite du traitement.
    • Pour la suite de la grossesse, on préférera si possible un traitement mieux connu chez la femme enceinte (cf. Antiasthmatiques - Grossesse et allaitement et Antihistaminiques H1 - Grossesse et allaitement).
    • Cependant, si l’omalizumab est indispensable à l’équilibre de la pathologie maternelle, son maintien est envisageable en cours de grossesse.
    • En cas de poursuite au-delà du 1er trimestre, les intervenants prenant en charge le nouveau-né seront de principe informés du traitement maternel, comme pour tout traitement chronique.
      On tiendra également compte, de principe, de la persistance théorique de l’omalizumab dans le plasma de l’enfant environ 3 mois après la dernière administration à la mère (vie foetale comprise).
  • Allaitement
    • Il n’y a pas de donnée pertinente sur le passage de l’omalizumab dans le lait.
    • Aucun événement particulier n’a été signalé parmi près d’une centaine d’enfants âgés en moyenne de 5 mois allaités par des mères traitées par omalizumab.
    • De plus, compte tenu de sa structure polypeptidique (IgG1), l’omalizumab est probablement détruit dans le tube digestif, ce qui rend peu vraisemblable une exposition systémique de l’enfant via le lait.
    • Au vu de ces éléments, un allaitement maternel est envisageable en cas de traitement par omalizumab.


Seuls quelques noms de spécialités sont mentionnés dans ce site. Cette liste est indicative et n’est pas exhaustive.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


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