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Etat des connaissances sur l’imagerie médicale et la radiothérapie en cours de grossesse


Mise à jour : 15 juillet 2021


Les examens courants de radiodiagnostic, y compris sur la région abdominopelvienne, délivrent des doses à l’utérus bien inférieures à la dose de 100mGy, dose seuil admise en cours de grossesse sur le plan international (cliquez ici).
En cas de cumul inhabituels de clichés ou de temps de scopie long, on peut avoir recours à un service compétent pour le calcul de la dose reçue à l’utérus (IRSN cliquez ici).

  • Les malformations
    • Une étude concernant plus de 5 500 enfants exposés in utero à un scanner (environ 23% sur le pelvis ou l’abdomen) ou à une scintigraphie n’a pas retrouvé d’augmentation des malformations par rapport aux témoins non exposés.
    • Chez les enfants de femmes ayant reçu une radiothérapie en cours de grossesse, en particulier pour des cancers du pelvis, une augmentation de certaines anomalies congénitales (microcéphalie, cataracte et trouble de la croissance) a été observée. Aucune anomalie n’est rapportée pour des doses à l’utérus inférieures à 300 mGy.
  • Le système nerveux central
    • Parmi les enfants irradiés in utero avec des doses à l’utérus supérieures ou égales à 500 mGy, on rapporte des retards mentaux plus ou moins profonds dans près de 80% des cas, et 20% de microcéphalies. La période à risque maximal se situe entre 8 et 15 semaines post-conception (10-17 SA) : c’est la période de multiplication des neuroblastes.
    • On retrouve une diminution du QI de 20 points par Gy à partir de 500 mGy pour des irradiations entre 8 et 15 semaines post-conception (10-17 SA).
    • Aucun effet n’a été détecté pour des irradiations moindres, telles que celles qui sont délivrées à l’utérus lors des examens courants de radiodiagnostic.
  • Les cancers
    • Si des études anciennes ont retrouvé un faible risque de leucémie chez les enfants de mère ayant eu une radiopelvimétrie en fin de grossesse, les études récentes chez plus de 5500 enfants exposés in utero à un scanner (dont 23% sur le pelvis ou l’abdomen) ou à une scintigraphie ne retrouvent pas ce risque.