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Etat des connaissances sur l’aspirine


Mise à jour : 6 janvier 2020



- Aspect malformatif

  • Les données chez les femmes enceintes exposées à l’aspirine au 1er trimestre de grossesse sont très nombreuses et aucun élément inquiétant n’est retenu à ce jour.

- Aspect fœtal et néonatal

  • Aux doses ≥ 500 mg/jour l’aspirine peut provoquer une toxicité fœtale et/ou néonatale cardio-vasculaire et/ou rénale, parfois irréversible, voire fatale, en particulier à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée) :
    • constriction partielle ou totale du canal artériel, avec les conséquences cardiaques et vasculaires qui en découlent (insuffisance cardiaque, atteintes de l’arbre vasculaire pulmonaire...), voire une mort fœtale in utero. Plus le terme avance, plus le risque d’accident aigu est élevé.
    • atteinte de la fonction rénale (oligo- ou anamnios, oligurie ou anurie, lésions histologiques rénales...).
    • cette toxicité fœtale est majorée par une durée de prise longue.
    • l’appareil cardio-pulmonaire et la fonction rénale du fœtus sont en place dès l’organogenèse (2 premiers mois de grossesse). Leur maturation fait l’objet d’un continuum tout au long de la grossesse. L’exposition aux AINS avant 24 SA, en particulier en prise chronique, doit donc être prudente.
  • Les atteintes décrites ci-dessus sont consécutives à une inhibition de synthèse des prostaglandines. Ce mécanisme d’action est commun à tous les AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de COX2 et l’aspirine ≥ 500 mg/j.
  • Aux doses anti-agrégantes plaquettaires, l’aspirine n’a pas d’effet sur les fonctions rénale et cardiaque du fœtus et n’entraîne pas de complications hémorragiques materno-fœtales.

- Effets à long terme

  • Les effets suivants ont été évoqués chez les enfants exposés in utero à l’aspirine : cryptorchidies, asthme / wheezing...
    A ce jour, les données cliniques disponibles et les biais méthodologiques des études publiées ne permettent pas de retenir un lien de causalité.