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Chloroquine - Grossesse et allaitement


Mise à jour : 12 mars 2020



Pour en savoir plus :

NIVAQUINE®


La chloroquine est un antipaludique.
Elle s’utilise notamment dans le traitement préventif et curatif du paludisme, par voie orale, seule ou en association avec le proguanil (Savarine®).
Ses principaux effets indésirables sont d’ordre ophtalmologique.


ETAT DES CONNAISSANCES

  • Les données publiées chez les femmes enceintes exposées à la chloroquine en cours de grossesse sont très nombreuses et rassurantes.

EN PRATIQUE

Les séjours en zones d’endémie palustre sont déconseillés en cours de grossesse.
La chimioprophylaxie antipaludique est indissociable de la protection contre les piqûres de moustiques.
Pour préparer un voyage en zone tropicale : cliquez ici.
  • En prévision d’une grossesse
    • Dans la prophylaxie du paludisme : si elle est adaptée au lieu de séjour, la chloroquine pourra être utilisée.
    • Dans les autres pathologies :
      • Une consultation préconceptionnelle est souhaitable afin de faire le point sur la pathologie et son traitement en vue d’une future grossesse.
      • Si l’interruption de la chloroquine est difficile car elle risque de compromettre l’équilibre maternel, la poursuite du traitement est possible dans la perspective d’une grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
  • Traiter une femme enceinte
    • Dans le paludisme : l’utilisation de la chloroquine en traitement préventif ou en traitement curatif est possible quel que soit le terme de la grossesse.
    • Dans les autres pathologies : si la chloroquine est nécessaire à l’équilibre maternel, son utilisation est possible quel que soit le terme de la grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif de la chloroquine.
    • Dans le paludisme : la chloroquine sera poursuivie quel que soit le terme de la grossesse selon le schéma prévu.
    • Dans les autres pathologies :
      • Réévaluer le bien fondé de la poursuite du traitement.
      • Si la chloroquine est nécessaire à l’équilibre maternel, elle pourra être poursuivie quel que soit le terme de la grossesse, à la dose efficace la plus faible possible.
  • Allaitement
    • Malgré le peu de données publiées, il y a lieu de penser, compte tenu des recommandations internationales et de la prévalence du paludisme dans le monde, que l’usage de la chloroquine en cours d’allaitement est répandu. Aucun événement particulier n’a été signalé à ce jour chez des enfants allaités.
    • La quantité de chloroquine ingérée via le lait est faible : l’enfant reçoit en moyenne 4% de la dose maternelle (en mg/kg) (calcul effectué sur un petit effectif de patientes lors de traitements prophylactiques antipaludiques à l’état d’équilibre ou lors de prises uniques ou brèves (3 à 5 j)).
    • Au vu de ces données, l’utilisation de la chloroquine est possible chez une femme qui allaite.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
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