Fermer
Imprimer


Azathioprine - exposition paternelle


Mise à jour : 5 novembre 2018



Pour en savoir plus :

IMUREL®


L’azathioprine est un immunosuppresseur analogue des bases puriques, prodrogue de la 6-mercaptopurine.
Ses effets indésirables sont notamment d’ordre hématologique et hépatique, en particulier chez des patients ayant un polymorphisme génétique spécifique pour le métabolisme de l’azathioprine.


ETAT DES CONNAISSANCES

- Fertilité

  • L’azathioprine ne semble pas avoir d’effet sur la fertilité masculine.

- Conception au cours d’un traitement paternel :

  • L’azathioprine est mutagène in vitro et in vivo à fortes doses chez l’animal. Sur les cellules humaines les résultats sont contradictoires.
  • En cas de conception au cours d’un traitement paternel mutagène, le risque théorique est celui d’un effet sur le matériel génétique du spermatozoïde fécondant.
  • Cependant :
    • L’intégrité de l’ADN spermatique de patients sous azathioprine ne semble pas altérée.
    • Les données publiées concernant des enfants conçus par des hommes sous azathioprine ou 6-MP sont très nombreuses (près de 2000) et aucun effet malformatif n’a été observé à ce jour.
    • On ne retrouve pas d’augmentation d’effets à distance de la naissance (cancers, troubles psychiatriques) chez plus de 700 enfants âgés d’environ 7 ans conçus par des pères sous azathioprine en pré-conceptionnel.

- Conception à distance d’un traitement paternel :

  • D’une manière générale, on ne retrouve pas d’augmentation des malformations et/ou des remaniements chromosomiques dans la descendance des pères dont un traitement mutagène a été arrêté à distance de la conception.

EN PRATIQUE

  • En prévision d’une grossesse
    • L’azathioprine peut être poursuivie chez un patient qui désire concevoir lorsqu’un traitement immunosuppresseur non mutagène (ciclosporine, tacrolimus...) ne peut lui être prescrit. Cela n’est bien sûr envisageable que si la pathologie et l’état clinique du patient l’autorisent.
    • En effet, les données cliniques actuellement disponibles (enfants conçus sous traitement paternel) sont très nombreuses et rassurantes (cf. Etat des connaissances), mais il est toujours préférable de principe d’attendre au moins 3 mois (un cycle de spermatogenèse) entre l’arrêt de l’azathioprine et une conception.
  • Grossesse conçue sous traitement paternel ou dans les trois mois qui suivent son arrêt
    • Rassurer le couple quant aux conséquences du traitement paternel par azathioprine sur la grossesse.
    • La prise en charge de la grossesse ne sera pas différente de la surveillance habituelle.
  • Poursuite du traitement paternel lors de la grossesse
    • L’azathioprine est retrouvée dans le liquide séminal humain, mais les quantités susceptibles d’être transmises à une partenaire enceinte sont négligeables.
    • Par ailleurs, l’azathioprine n’est pas tératogène chez l’Homme (cliquez ici).
    • En conséquence, il n’y a pas lieu d’utiliser des préservatifs au cours d’une grossesse lors d’un traitement paternel.


CRAT - Centre de Référence sur les Agents Tératogènes
Hôpital Armand Trousseau, 26 avenue du Docteur Arnold Netter, 75012 PARIS
Fax : +33 (0)144735395
- Réservé au corps médical.
www.lecrat.fr


Copyright CRAT 2020 - Tous droits réservés 2020 -