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Anti-inflammatoires non stéroïdiens et grossesse


Mise à jour : 6 janvier 2020



Pour en savoir plus :

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) regroupent de nombreuses familles, dont l’aspirine ≥ 500 mg/j et les inhibiteurs sélectifs de COX-2.


ETAT DES CONNAISSANCES (cliquez ici)


EN PRATIQUE

A l’exception des collyres, l’utilisation ponctuelle ou chronique de tous les AINS (y compris l’aspirine ≥ 500mg/j et les inhibiteurs sélectifs de COX-2) est formellement contre-indiquée à partir du début du 6ème mois de grossesse (24 SA), quelle que soit leur voie d’administration, y compris en prise unique.
  • En prévision d’une grossesse
    • Si le traitement est chronique ou régulier, une consultation préconceptionnelle est souhaitable pour réévaluer la prise en charge thérapeutique de la pathologie, dans la mesure où tous les AINS sont contre-indiqués à partir de 24 SA, y compris en prise unique (cf. Etat des connaissances).
    • On pourra avoir recours à d’autres antalgiques ou aux corticoïdes.
  • Traiter une femme enceinte
    • Pas d’automédication : toute prise doit être validée par un professionnel de santé.
    • Avant 24 SA : L’aspirine et les AINS peuvent être utilisés ponctuellement pendant les cinq premiers mois de grossesse (24 semaines d’aménorrhée).
      On évitera si possible leur prise chronique pendant cette période (cf. Etat des connaissances sur les AINS et l’aspirine, consulter les pages dédiées).
    • Au-delà de 24 SA : l’aspirine ≥ 500 mg/j et les AINS sont formellement contre-indiqués jusqu’à l’accouchement, y compris en prise unique, à l’exception des collyres en raison des faibles quantités utilisées (cf. Etat des connaissances).
      On pourra avoir recours à d’autres antalgiques ou aux corticoïdes, quel que soit le terme de la grossesse.
  • Découverte d’une grossesse pendant le traitement
    • Rassurer la patiente quant au risque malformatif des AINS en cas d’exposition au 1er trimestre de grossesse.
    • Si la poursuite d’un traitement est nécessaire, cf. ci-dessus « Traiter une femme enceinte ».
  • Conduite à tenir en cas d’exposition au-delà de 24 SA, y compris en prise unique
    • Un retentissement foetal est possible sauf en cas d’exposition par voie oculaire, et nécessite un contrôle de la vitalité et de certains paramètres fœtaux (cardiaques…) (cf. Etat des connaissances)
    • Cette surveillance sera si possible maintenue pendant le temps d’élimination complète de la spécialité par la mère, c’est-à-dire au moins 5 demi-vies d’élimination plasmatique.